Depuis 2011, les cinq principaux sites de baignade répertoriés à Royan jouissent d’une labellisation spéciale qui traduit les efforts déployés localement en faveur de l’environnement. À l’échelle du territoire, d’autres plages sont concernées à Saint-Palais-sur-Mer et Saint-Georges-de-Didonne.

S’il est une plage en Charente-Maritime qui suscite d’emblée la confiance des touristes, c’est celle où flotte, au gré du vent, le Pavillon Bleu. Beaucoup d’usagers ignorent toutefois la véritable teneur du message délivré par cette signalétique qu’ils confondent souvent avec d’autres types de drapeaux réglementaires – bleus également – dressés par les autorités afin de délimiter, en bord de mer, les zones « sous surveillance » ouvertes aux baigneurs. Le grand Pavillon Bleu se distingue pourtant des seconds par son logo figurant un globe parcouru par une houle azurée.

Drapeau Pavillon Bleu sur les plages

Sensibiliser le public

Ce dessin n’a sans doute pas échappé aux vacanciers qui ont parcouru le littoral Royannais cet été puisque 5 plages de la station en sont dotées : la Grande Conche, le Chay, Le Pigeonnier et Pontaillac depuis 2011, auxquels s’ajoute désormais Foncillon, (re)labellisé il y a un an après une période d’interruption entre 2014 et 2016. D’autres sites sont concernés sur la Destination Royan Atlantique, à Saint-Palais-sur-Mer (plage du Bureau, plage du centre-Ville) et Saint-Georges-de-Didonne (Grande plage Nord et Sud longue de 4 kilomètres).

Attribué sur candidature par l’association Teragir, engagée auprès des acteurs publics et privés européens afin de faire émerger des projets en lien avec les principes de développement durable, le Pavillon Bleu est associé à une série de normes d’ordre écologique. Le niveau d’engagement des communes dans ce domaine est mesuré à l’aune de cinq critères relatifs à la gestion de l’eau et des déchets, le respect de l’environnement et la sensibilisation du grand public à cette question induite par celle du tourisme de masse et de son incidence sur le milieu.

Qualité de l’eau

Visuellement, ces actions se matérialisent par la présence de poubelles sur l’espace investi par les baigneurs ou à proximité (moins de 100 mètres), l’installation de sanitaires en nombre suffisants, l’aménagement d’accès aux personnes à mobilité réduite, l’interdiction des animaux, l’affectation de personnels bien pourvus en matériels pour assurer la sécurité des usagers, l’affichage d’un code de bonne conduite ou encore la mise à disposition de cendriers gratuits pour les fumeurs (à Royan, une opération « plage sans tabac » a été décrétée à titre expérimental dès 2017 au Pigeonnier).

Quant à l’envers du décor, il regorge parfois d’innovations techniques pour satisfaire aux normes imposées par le Pavillon Bleu : Royan s’appuie, par exemple, sur son propre laboratoire pour mesurer la qualité de ses eaux de baignade et se donner les moyens d’une réaction rapide en cas de pollution intempestive.