Partez en bateau pour vous rendre au Phare de Cordouan, le roi des Phares

Embarquez du port de Royan à la découverte du dernier phare en mer ouvert au public. Situé dans l’Estuaire de la Gironde, à 7 kilomètres de la côte, le Phare de Cordouan se dresse fièrement au milieu des flots. Prêt pour une expérience inoubliable ?

Le phare de Cordouan se visite à marée basse et en présence du gardien du phare d’avril à la Toussaint. Réservez à l’avance votre croisière auprès de la compagnie au départ de Royan et prévoyez une 1/2 journée. Pour les capitaines avertis, vous pouvez vous rendre directement au phare avec votre propre bateau et acheter votre ticket d’entrée auprès du gardien.

Après 35 minutes de traversée, le capitaine du bateau de croisière vous débarque au plus près du phare. Prévoyez une tenue adaptée car le phare se mérite ! Pour l’atteindre, vous finirez à pied dans l’eau, pour 10 minutes de marche (parfois à mi-cuisses). Prenez le temps d’observer autour de vous la faune et profitez de cet instant unique au beau milieu de l’estuaire de la Gironde.

Au pied de la digue le gardien du Phare de Cordouan vous attend pour vous faire visiter le site classé Monument Historique en 1862.  Le phare de Cordouan est le plus vieux phare français en activité. 4 gardiens vivent à tour de rôle dans ce lieu unique et partagent avec vous leur quotidien.

Ouvrez les yeux et découvrez au gré des 6 étages de style renaissance l’histoire de ce phare érigé au milieu de la mer : l’appartement du roi au premier (aucune tête couronnée n’y a toutefois fait escale),  la chapelle pavée de marbre et ses superbes vitraux au deuxième ou encore la salle des Girondins d’où part l’escalier menant à la lanterne au 6ème.

Après avoir gravi les 301 marches, on assiste à une des plus belles vues panoramiques de la région. Silence, vous êtes au sommet du roi des Phares, l’un des 10 plus élevés au monde avec ses 68 mètres ! Au loin, la pointe de la Coubre, la Côte Sauvage, la pointe du Médoc et l’immensité de l’océan Atlantique…

La nuit, son feu rayonne jusqu’à 40km à la ronde et projette à l’horizon un signal lumineux pour avertir les marins.

Comme toute bonne chose a une fin, votre aventure se termine en bateau par un retour à votre port de départ. Une pensée pour le gardien resté dans le phare entouré d’eau à marée haute…

Histoire du Phare de Cordouan

Le monument primitif, commencé en pleines guerres de religion sous la direction de l’architecte Louis de Foix (1584), se limitait aux deux premiers étages de l’actuel édifice. La construction, achevée près de 30 ans plus tard, après la fin du règne du « Vert-Galant », éblouit tellement ses contemporains qu’ils n’hésitèrent pas à l’ériger au rang de « huitième merveille du monde », un titre certes officieux mais qui en disait long sur l’ampleur de son faste et la forte impression qu’il exerçait sur l’imaginaire collectif. À l’époque, la tour se projetait à une quarantaine de mètres au-dessus de la mer : elle était donc presque deux fois moins haute qu’aujourd’hui.

La physionomie qu’on lui connaît désormais remonte à un peu plus de deux siècles : le bâtiment originel imaginé par Louis de Foix, relayé après sa mort (1602) par son conducteur de travaux, fut surélevé de près de 30 mètres à l’aube de la Révolution par l’ingénieur bordelais Jean Teulère (1788-1789).

Après sa consécration aux Monuments Historiques, un collectif cherche aujourd’hui à l’élever au rang de Patrimoine Mondial de l’Unesco. Une première étape a été franchie en 2017 : depuis cette date, il est reconnu comme « chef-d’œuvre du génie créateur humain ».

Soutenez la candidature du Phare de Cordouan au Patrimoine mondial de l’UNESCO